C’est l’été, rêvons
Voici venir le temps du soleil et des congés. Un temps que tous les travailleurs appellent de leurs vœux afin de déposer un moment leur fardeau.
Mais, il y a ceux qui ne peuvent pas partir en vacances, parce qu’ils ne travaillent pas : les pauvres, les immigrés, les asociaux, les laissés-pour-compte, ceux que la société rejette en marge et feint de ne pas voir. Pour eux, ce rythme ralenti associé à la douceur de l’été, à l’insouciance, ravive les plaies vives de leur marginalité.
Est-ce que la misère est moins pénible au soleil ?
Elle est plus criarde, au contraire. Quel contraste insupportable quand dans la chaleur des nuits estivales, les cris de joie des fêtards font écho au dénuement des sans-voix, des oubliés de la société, que l’on a pris bien soin d’éloigner des centres-villes afin de ne pas gâcher les photos des touristes…
Imaginez ! Les milliers de touristes débarquant de leur ville flottante à l’assaut des villes et villages réputés pour leurs trésors, leur patrimoine, leurs paysages somptueux… Imaginez si chacun prenait par la main l’un de ces « sans-visage » planqués sous les ponts, dans les terrains vagues, dans des bidonvilles, ou dans des HLM cernés par les dealers de mort !
Oui, j’ai cette espérance, et je la porte dans la prière avec Celui qui guide mes pas vers Dieu, Celui qui, pour peu qu’on le laisse souffler sur le monde, accomplit des miracles d’humanité : le ressuscité, Jésus-Christ.
Bel été à tous !
Isabelle Rolland
Vice-présidente du conseil régional PACCA
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